lundi 10 mars 2008

Episode 4 : Le bout du monde, et autres histoires courtes (ou presque)

Apres avoir ete atteinte d'un gros coup de flemme, la plume me repend... et j'ai du taf !


On en etait donc a...
Mercredi 13 fevrier : depart en avion de Puerto Madryn...





... arrivee a Ushuaia





La ville la plus australe au monde...
le bout du monde...
j'y etais !!!








Belle carte postale (ca ressemble peut-etre a... la Scandinavie..? ).
Montagnes, lacs, mer, belle vegetation, ca fait du bien apres ces plaines arrides infinies de la pampa.








Petites rues en pente, maisons en bois colorees, plein jour jusqu'a 23h. Ushuaia... Ushuaia... et son Canal de Beagle, son Cap Horn, son Detroit de Magellan, son Antarctique (6.000 dollars l'excursion).
J'ai crapahute dans ses rues, fait une randonnee dans le Parc de la Tierra Del Fuego (frontiere entre l'Argentine et le Chili), visite sa prison et son musee (ses explorateurs, ses indiens, ses prisonniers, ses aventuriers, super interessant).


Pourquoi "Terre de Feu" me direz-vous ? Bonne question.
Et bien les indiens "Yamana" qui peuplaient cette region jusqu'au debut du XXe siecle, vivaient nus. L'amplitude thermique de Ushuaia est faible comme vous le savez, mais le calcul de l'indice De Martonne ainsi que celui de Gaussen parlent d'eux meme : les Yamana etaient trempes toute l'annee, et ils se les caillaient bien.
Une petite peau de lama pour les soirees fraiches, et hop.
Pour ne pas mourir de froid ils allumaient des feux (meme dans leurs canots), ce qui pour les premiers navigateurs qui decouvrirent ce bout du monde (au XVIe siecle) donnait cette impression de terre de feu.
Ils ont ete decimes par l'homme et les maladies. Magellan et ses amis ont decides de les habiller, et comme les Yamana n'avaient aucune hygiene - habitues a etre naturellement laves par la pluie - et que leurs vetements etaient constamment mouilles, ils ont choppes plein de maladies, et ils sont morts.




Tout ca donc pour dire que dans ce parc de la Terre de Feu, j'ai fait mes 4h de trekking dont je ne suis pas peu fiere. Marcher le longs de lacs, traverser des forets, des rivieres, des prairies. C'etait chouette !







Depuis mon depart de Puerto Madryn, j'etais dans le mood je suis bien toute seule, tranquille, pas trop envie de socialiser. "Toi j'te parle pas. Toi non plus." Allez, le dernier soir j'ai quand meme ete boire un verre, avec Ray (Canada) et Lindsay (Etats-Unis) de mon hostel. La coincidence est que Ray a dormi dans le meme hostel que moi a Puerto Madryn, et le meme lit plein de puces, juste apres moi (!). Ils lui ont dit que quelqu'un avait ete pique par les puces et voulaient savoir comment lui se portait. Biensur qu'il n'a rien eu, je les avais toutes emmennees avec moi voir les pinguouins.

J'ai passe 3 jours a Ushuaia. De 8 degres le matin a 14 degres l'apres-midi, voir plus. Le plein ete. Parfait
temps de montagne, avec soleil et ciel bleu, tres frais le matin et chaleur agreable l'apres-mdi. Meme si j'ai eu le dernier jour un temps merdique qui m'a decourage d'aller voir ce fameux glacier dont je ne me souviens plus du nom. J'ai pris le telepherique pour y aller mais, quand suspendue dans ce maudit vent et cette pluie glaciale je me suis rendue compte de mon trop grand elan de bravoure, j'ai immediatement pris la decision de le reprendre dans l'autre sens des que j'aurais mis le premier doigt de pied au sol. Grosse envie de chocolat chaud, pyjama, couette et DVD. Biensur que je revais, je ne retrouverai pas ce petit plaisir avant mon retour au pays, bah oui, c'est ca la vie d'aventuriere, tout comme le plaisir d'un bon bain moussant relaxant aux huiles essentielles, masque hydratant apaisant... Mais bon, l'idee m'etait bien agreable.

Et puis ciao Ushuaia, j'ai entamme mon periple en bus. Premiere etape : Puerto Natales, au Chili (
passage oblige pour remonter dans le nord argentin).


Dimanche 17 fevrier :
Puerto Natales, me voila !




15 heures de bus, petit arret d'une heure dans la ville chilienne de Punta Arenas, et la : vision d'horreur.
Je ne croise que des gnomes hideux (sans doute des decendants directs des Yamana les pauvres).



Grosse angoisse entouree de tous ces petits monstres, et en meme temps grande satisfaction de savoir que je n'y resterai pas une seule nuit (ce que j'avais envisage precedemment). Ouf !
Petits, gros et laids. Ouhhh qu'ils sont moches, ils pululent, ca me stresse, vite je remonte dans le bus.

On repars et j'arrive le soir meme a Puerto Natales.



J'ai reserve a l'Hostel Kawashkar (nom des indiens du coin).
Des que je mets un pied dans l'hostel, direct super bon feeling.



C'est CA l'hostel que je veux. Une maison faite de bric et de broc, chaleureuse. Rien de moderne, vraiment rien, pas le 4 etoiles et loin de la, et c'est pour ca qu'on s'y sent bien. Salon avec chauffage au gaz qui te rechauffe les fesses (car dehors il y a un encore ce satane vent froid), petites chambres et bonnes couvertures bien lourdes comme chez meme. Cuisine avec grande table en bois, vieilles tasses depareillees accrochees au dessus de la vaisselle, enorme et superbe poele avec lequel on cuisine vraiment, et qui rechauffe toute la maison.

Je pose mon sac, vannee, et Rafael me saute dessus. Ok, tu veux faire quoi demain ? Qu'est-ce qu'on t'organise ? Euhhh... bah... je sais pas. Je voudrais voir Torres del Paine (parc fameux pour ses trekking qui se trouve a une centaine de kilometres de la), et puis monter jusqu'a El Calafate (a 300 km au nord) pour voir le Glacier Perito Moreno (60m de haut, 30km de long, un des plus celebre de la Patagonie), et puis revenir ici car je dois prendre un bateau jeudi - oui, j'ai prevu de me faire 4 jour de bateau cote chilien pour continuer mon ascencion nordique.
Avec Omar, le patron des lieux, et Rafa, on etudie tout ca autour de la belle table en bois (moi avec mon saumon pomme de terres achete dans ce tres sympathique petit resto ci-dessous).

On organise mes 5 prochains jours.
J'irais donc demain visiter le parc Torres del Paine, vendu, mais en mini-van, pas le temps de faire de trekking. Puis El Calafate pour le glacier (6 heures de bus). Retour le jeudi pour embarquer le soir meme dans mon Navimag qui me debarquera cote chilien a Puerto Montt. OK !
Meme pas le temps de digerer mon saumon que je dois deja ressortir acheter mon casse-croute pour l'excursion de demain, et mettre mon reveil a 7h. C'est pas des vacacances #!@/*&!

Torres del Paine c'est top, mais en mini-bus c'est... autre chose...
Premier souci, j'avais oublie de recharger la batterie de mon appareil photo. Super nul. Juste eu le temps de prendre des photos de la Grotte du Milodon que l'on a visite avant d'arriver au parc. On a retrouve dans cette grotte les restes intactes d'un Milodon (animal prehistorique herbivore de la taille d'un gros ours).





Nous etions 11 dans ce mini-van, dont une famille (avec trois enfants) et 2 couples "seniors". Sympatique, soit, mais pas exactement ce que je recherche. Notre guide etait tres gentille elle aussi, mais nulle. Aucune info interessante ne sortait de sa bouche - quand elle l'ouvrait - alors qu'il y avait tellement a dire sur la faune, la flore, l'histoire du lieu... C'etait rageant. Apres enquete aupres du chauffeur qui en savait 10 fois plus qu'elle, j'ai compris que la vraie guide etait malade...
Et puis le vent etait maintenant insupportable au milieu de ces montagnes. Alors je ne vous dis pas la motivation, quand on sait en plus que ce matin-la je ne revais que d'une grasse mat. A la fin je ne sortais meme plus du mini-van. Oui, c'est beau. On y va ?
C'est dommage parce que c'est superbe : montagnes, glaciers, vallees, grands lacs, cascades, et beaucoup d'autres choses a dire... sans doute.
J'etais tres contente de rentrer dans mon hostel prefere et me laisser tenter par une petite biere relaxante (apres une semaine "Non a l'alcool"). J'y serais bien restee plus longtemps dans cet hostel, me poser, bouquiner, buller, les vacances quoi. Et puis mes hotes Omar (le stresse), et Rafa (le tatoue) etaient vraiment cools. Buena onda comme on dit chez nous.
Je n'avais pas super envie de partir pour El Calafate, mais si c'est un incontournable alors ok... Et ce fut la premiere erreur de mon voyage...



Le detour maudit de "El Calafate"

Aller-retour pour rien (au total 12 heures de bus !!! - principalement dans de la caillasse - sans parler du temps perdu a organiser le voyage, l'hebergement, le crapahutage en sac a dos...).



Il etait quasiment minuit quand je suis arrivee dans ce destable hostel, espece de grand complexe tout neuf, tres mal situe. Pour info, ne jamais frequenter cette chaine d'hostels "Hostelling International", 200% anglophone, ambiance biere, blondasses, gros bras. Ca piaille, ca gueule, ca boit, hihihi, hahaha, totalement inconsistant, fatiguant. Ils sont biensur loin d'etre aussi sympas que les locaux, voir meme parfois antipathiques, et pour certains cet air superieur... Heureusement, je retombais sur mon ami Ray (du lit a puces). Decidemment. Grace a lui, j'ai au moins socialise 15 minutes avec mon espece avant d'aller me coucher.

Le lendemain, le mardi, apres une rapide traversee de la ville, j'ai voulu reserver mon billet de bus retour a Puerto Natales pour etre sure d'etre la-bas le jeudi pour embarquer sur mon bateau le soir. Il n'y avait plus de billet pour el jeudi ! Ce qui voulait dire que je devais prendre un billet pour le mercredi, le lendemain (!). Voila pourquoi j'ai perdu mon temps a aller a El Calafate, je n'ai meme pas eu le temps de voir le glacier (il faut au moins une journee pleine pour l'excursion). Grrrrr... Encore une fois, j'aurais mieux fait de me la couler douce a l'hostel Kawashkar...

Heureusement, les paysages que l'on traversait sur la route El Calafate / Puerto Natales etaient a couper le souffle. Je n'avais pas tout perdu...























"Retour a Kawashkar Hostel"

Un enorme barbec' est organise.


Omar et Rafa avec leurs lampes frontales. On rigole pas avec l'asado.





On grille donc le fameux agneaux de Patagonie, ce qui prendra 6 heures au total.



















3h du mat : l'agneau est a point, nous aussi.


Delicioso

Le lendemain, adieu mon bel hostel, j'embarque sur le Navimag.


A bord du "Navimag"









Avec mes futurs compagnons de bateau (dont plein de francais), on s'installe dans nos dordoirs organises par cabines de 4. Et moi, gros bol, seule dans ma cabine. Le Navimag n'allumera pas ses moteurs avant 5h du matin. En attendant tout le monde se plonge dans son nouveau lit.
Au matin, sous un petit crachin et un ciel grisatre, on decouvre notre route.
La bateau remonte par des canaux le long du Chili. Nous sommes entoures de montagnes et de glaciers. Avec ce ciel gris, ce decor impressionant et cette brume que l'on perce doucement, on se croirait dans un bateau fantome.


















Il ne fait pas beau alors pas grand chose a faire sur le bateau a part manger, boire, fumer des clopes, et jouer aux cartes. Sur la fin, avec cette excellente hygiene de vie, et cette inactivite profonde, j'etais comme un lion en cage. Laissez-moi sortir ! Heureusement le dernier jour on a eu grand soleil et ciel bleu, ce qui m'a calme. Mais pourquoi on a pas eu ca des le debut ?!!







La magnifique brume du matin.





















Marion, amie "Navimag".



























La bande de francais + Alicia americaine




On scrutte pour reperer les baleines.



Fausse alerte, c'est un phoque.



Ah ! Une baleine ! Sous le jet la.

Avec les copines du bateau on s'est fait une petite session aerobics histoire de digerer les Springles oignon.


C'est moi a droite !






Et petite fete bien arrosee pour le dernier soir.






Puerto Montt, 8h du matin.
Au desembarquement on rigolait moins.





J'suis ou ? T'es qui ? J'vais ou ?




Je me suis soudain appercue que je n'avais absolument rien organise pour la suite. Incapable de me decider. Devais-je partir tout de suite pour Bariloche ? Comment ? Quel hostel ? Faut reflechir, trop de questions, c'est pas possible.

Romain, Marion, et Alicia allaient eux passer quelques jours a une demie-heure de la, a Puerto Varas (jamais entendu parler de ce bled). Parfait ! J'adore ! Je vous suis.




Hola Puerto Varas !

On pose nos affaires dans un hostel, et on visite la ville.
Premier arret, resto typique chilien, fruits de mer super bons, faut se remettre sur pieds.





Ouh mais c'est sympa Puerto Varas.



Une vieille dame nous raconte sa vie.






Le lendemain, rafting !



Ouais on est comme ca. A donf.


Moi, c'etait la premiere fois, alors je flippais de tomber a l'eau, dans des rapides de folie.









En fait, c'etait plutot tranquille. Parfait pour un bapteme.





























On passe trois jours comme ca avec les amis (et autres compagnons d'hostel).










Et il est temps de se dire adieu. J'ai hate de reprendre mon solo-trip, meme si cette compagnie fut fort agreable.
Salut les amis, et bon vent ! Chacun reprend son baton de pelerin et je repars vers la frontiere Argentine.













Bariloche, capitale du chocolat




Bariloche, 80.000 habitants, fondee en 1902 (et oui ! ). Elle fait partie de ces nouvelles villes comme Puerto Natales (1911) ou El Calafate (1927).











Au moins a Bariloche je savais qu'une chose me plairait : le chocolat. J'avais hate de le gouter.
J'ai fait pas mal de chocolateries (la rue principale en est blindee), mais je n'ai pas retrouve le gout d'un bon Cote d'Or. Alors un peu decue la difficile, mais bien profite quand meme.
La ville en elle meme n'est pas tres interessante, c'est la region qui est magnifique. La region des lacs.

J'y suis restee 2 jours et suis decendue faire un petit crochet a El Bolson, le village hippie a 2h au sud.


Peace and love in "El Bolson"

Autant vous dire que je ne voulais pas y aller dans ce village de hippie. Moi ??? avec les hippies ?! c'te blague. In your Kathmandu's dreams.
Et puis on m'a tellement rabache les oreilles avec ce merveilleux petit coin de nature que je me suis dit que ce crochet-ci vallait peut-etre la peine. Allez, c'est tipar.








A l'arrivee Nahuel, et sa tete de hippie, sont venus me chercher dans leur mini-van pour m'emmener a l'hostel - ou plutot auberge, ou casa - "La casa del viajero" (La maison du voyageur).





Et la, j'ai mis de cote mon mauvais esprit. Wahouuuu.... un cadre idyllique. A l'ecart du centre ville (20 minutes a pied) de l'autre cote de la riviere, noye dans la verdure, 3 petites maisons en bois pour vous accueillir, hamacs, nature, chiens qui se prelassent au soleil
... Ouh ca m'a l'air bon. Le pure calme, la pure nature, le pure soleil, le pure bonheur. En plus El Bolson benefcie d'un micro-climat. Il fait beau et chaud. Ils sont pas cons les hippies.




























Mes hotes, Nahuel et Sol, me donnent le livret d'acceuil avec les regles a respecter. Fermer la cuvette des toilettes, c'est feng-shui.





Le boss, c'est Agustin.




Je decide de faire un petit tour en ville, et Nahuel, tres gentillement me propose un velo. Ah ouais, cool.
Les deux velos ont les pneus degonfles.
C'est pas grave, je vais les gonfler.
Y'a pas de pompe.
Bon bah j'y vais a pied.

C'est ca les hippies, vous comprennez ?




Au programme : coupage de dreads
Salvador (Espagne) a pense que cette etape chez les hippies etait la bonne occasion de couper ses dreads. C'etait prevu dans son parcours initiatique "dread locks" que la fin etait proche. Il a choisi El Bolson.
C'etait biensur un grand moment. J'etais la photographe officielle et Sol et Valeria les coupeuses. Nahuel lui participait a distance tout en oeuvrant a ses bijoux (biensur qu'il fait des bijoux Nahuel, et que Sol fait des fringues, et qu'ils les vendent sur les marches).








Le public












Nahuel en pleine action



Reunion au sommet : tarte au tofu ou beignets macrobiotiques ?






Promenade au Lago Puelo.




Et en ville.








Petit tour a la feria (marche) de El Bolson.

Ce petit tour en ville aurait pu etre agreable si ce beatnik ne s'etait pas assis a 2m de moi avec sa guitare pour brayer du Bob Marley. Je m'etais trouve une petit terrasse pour boire mon cafe tranquille, alors le babos la il prenait de gros risques. Mais peace and love, je suis partie, tres fair play, meme si je n'ai pas pu m'empecher de l'injurier quand meme un peu au passage (mais dans ma barbe, et en francais, ca va... ca passe).


Fin de mon doux sejour a El Bolson.




La suite : San Martin de Los Andes









Derniere etape avant de rentrer a Buenos Aires : San Martin de Los Andes, (1898, Nord de Bariloche). Au passage, la route des 7 lacs. Bon je ne vais pas me repeter, mais c'etait encore un panorama exceptionnel, une route qui zigzag entre d'enormes lacs et montagnes.

Pareil, la ville en elle meme n'a rien d'extraordinaire, ca fait petite station de ski touristique. J'y suis restee quelques jours, le temps de faire du kayak sur un lac (tres chiant), et une rando de 5 heures a monter et descendre un volcan. Tout ce sport je sais ca vous epate.












WoodyWood Pecker est passe par la.














Et, on the road again.














Back to BA...











... a bord de mon super bus, siege cama (lit). Super comfort, siege bien large qui se couche en position lit, plateau repas servis a bord, (faux) champagne, DVD. Et 19 heures de bus.


Un petit poulet riz complettera ce merveilleux plateau repas.







Samedi 8 mars : arrivee a BA
10h du matin. Hep taxi ! Palermo House por favor...


Voila mes belles aventures les amis pour vous mettre au jus.
Dans mon prochain post je vous raconterai le retour a BA, et surtout, le depart pour le BRAZIL !!! d'ou je vous ecris en direct, et en pareo ;-)

Je vous envoie du soleil et des grosses bises !
Isa from Ipanema

(de retour le 10 mai)

5 commentaires:

Isabelle Aymard a dit…

Premiere question dans mon courrier des lecteurs de Natashka de Londres :
"Mais comment ce fait-il que tu restes si peu dans chaque endroit?"

Biensur, il faut que je vous explique. Je me suis dit qu'au bout de 2 mois de mon voyage (soit a la moitie) je devrais avoir fait tout le Sud de l'Argentine. Je voulais me donner le temps a mon retour du Sud de profiter encore un peu de BA et de parcourir toute la partie Nord (qui est aujourd'hui remplacee par le Bresil).
Le rush a partir de Puerto Natales (le parc Torres del Paine et le glacier rate a El Calafate) s'explique a cause de cette reservation pour le Navimag qui m'obligeait a etre de retour a Puerto Natales ce fameux jeudi. Le Navimag ne partant uniquement que le jeudi, je n'avais pas le choix. Soit je speedais et j'embarquais, soit je perdais ma reservation (et 370 USD) et attendais la semaine suivante pour le prochain depart. Pas possible.

Merci chere Natashka pour ta question pertinente qui eclairera sans doute tous les fideles lecteurs de "Isa en Argentina".

Anonyme a dit…

Amie de ta soeur, Nat m'a donné l'adresse de ton blog... Super sympa ce récit de voyage...Suis allée au Pérou et en Equateur en 1982 et rêve encore d'y retourner!!
Fais nous encore rêver. Bonne continuation.
Gege

Anonyme a dit…

Ah... Aller au bout du monde pour glander dans un hostel... Pour ma part, j'ai cédé à la tentation plus d'une fois. Je me souviens avoir passé 5 jours à rien foutre dans un village de pécheurs au nord de Trujillo, au Pérou, dans le seul but de me défaire d'une suisse-allemande qui avait décidé qu'elle allait faire un bout de route avec moi. C'est que moi, j'avais pas envie du tout de me la colletiner ! Heureusement, elle a fini par se faire chier et elle est partie le 3eme jour. Ouf...

Si l'histoire des habitants de la Terre de Feu t'intéresse, je me rappelle avoir lu un livre de Jean Raspail il y a longtemps. Ca s'appelait "Qui se souvient des Hommes".

Bisous et continue comme ça !

FX

Anonyme a dit…

Superbe voyage! Tes photos sont magnifiques... Faut qu'on se voit, avant ton retour.
Bises
Marion

Isabelle Aymard a dit…

Merci Gege, FX (et ta Suisse-Allemande), et Marion !
Je suis de retour a Paris depuis ce weekend et dois absolument terminer le recit de mes aventures et parler du Bresil...
Marion, il faudra maintenant que l'on se voit a ton prochain passage sur Paris. A quand..?

Bises !